Comment je suis arrivée
Après le Covid, je me suis mise à regarder sur les réseaux sociaux des chiens à adopter. Ma fille ayant fait famille d'accueil à deux reprises avec la SPA, pour des fratries de chatons, je me suis dit que cela pouvait être une piste à explorer. C'est comme cela que je suis tombée par hasard sur un appel à bénévoles pour effectuer des appels pré-adoption, une première étape déjà satisfaisante dans ma démarche.
J'ai fait des appels pendant plusieurs mois, puis j'ai proposé mon aide pour d'autres besoins et d'autres missions. C'est là que j'ai commencé la distribution des dossiers, avec l'aide de Gaëlle, puis rapidement seule.
Ma mission
Ma mission principale, c'est l'envoi des dossiers aux bénévoles appels, puis le recueil des comptes rendus afin de mettre à jour les dossiers. J'assure aussi quelques visites pré-adoption, lorsqu'elles sont à Dijon.
J'essaye de faire le lien entre l'équipe des appels et le reste des bénévoles, ceux qui sont en charge des décisions. Cela reste difficile. C'est pourquoi j'essaye d'être à l'écoute des bénévoles appels et d'être présente pour elles, en cas de questions, d'interrogations ou de doutes : pour avoir été à leur place, je sais qu'on se sent vite isolée. C'est pour cela qu'un groupe WhatsApp est né, pour mettre en contact les unes avec les autres celles qui le désirent.
L'ensemble des bénévoles appels sont indispensables. Sans elles, il n'y aurait pas d'adoption, et pourtant c'est un groupe invisible et pas assez mis en avant.
Mes chiens, avant
Enfant, chez mes parents, nous avons eu un teckel, Ukas, puis un chat, Mistouflet.
Lorsque j'ai volé de mes propres ailes, mon copain de l'époque est revenu avec un chiot berger allemand croisé colley, Cléo. Lorsque nous nous sommes séparés, il a gardé Cléo, jusqu'à ce que j'apprenne qu'elle restait dans son sous-sol sans sortir : je suis allée la chercher.
Dans les années 1990, il était soi-disant bon de faire faire une portée aux femelles. C'est comme ça qu'en 1996, enceinte moi-même, j'ai vu Cléo donner naissance à neuf chiots. J'ai gardé Yoko, les autres ont été placés. Quand j'y repense, j'en ai presque honte.
Cléo est décédée paralysée du train arrière. Yoko, elle, d'un cancer de la vessie, après que nous avons dû lui faire enlever toute la chaîne mammaire. Je suis restée cinq ans sans pouvoir adopter un autre chien.
En 2012, Ivory est arrivée chez nous, de la SPA de Dijon, et elle est toujours en forme. Puis, en 2013, Ipps, retrouvée chaton dans le jardin de notre maison de campagne. 2015 marque l'arrivée de Lana des Cailloux, de la SPA des Cailloux à Dijon comme Ivory, dont la fratrie y avait été déposée à trois semaines. Lana est un croisement de Jack Russell, la maman, avec, on suppose, un Coton de Tuléar. La seule chose sûre, c'est son caractère têtu et affirmé.
Ce que l'association m'a appris
Avant l'association, je n'avais aucune connaissance des chiens roumains, ni même de leur existence. Je me suis documentée, par des livres, des vidéos. Celle qui m'a le plus marquée, et que je conseille aux nouveaux bénévoles, c'est « Salem, naître chien en Roumanie ». J'ai passé l'ACACED l'an dernier.
La communication des chiens me passionne. Malgré mes chiens passés et actuels, il m'a fallu l'association pour la découvrir, et pour vraiment comprendre Lana.
Je suis toujours admirative de la résilience de ces chiens : toujours essayer d'aller de l'avant, et redonner leur confiance aux humains malgré leur passé.
Famille d'accueil
J'ai eu deux loulous en famille d'accueil : Stellara, restée six semaines à la maison, puis Major, pendant trois semaines. Je le croise de temps à autre, puisqu'il a été adopté à côté de Dijon. C'est un rôle que j'ai aimé, contrairement à Lana, qui déteste accueillir des chiens chez elle. Je le reprendrai lorsque je serai à la retraite.
Pourquoi je continue
L'association et ma mission font partie intégrante de ma journée. Je suis quelqu'un qui est tournée vers les autres, souvent avant moi-même : je suis maman de cinq enfants, assistante maternelle depuis 2010, et gendarme auparavant. J'ai besoin de me sentir utile et active, et l'association me permet tout cela. C'est une belle expérience de faire partie de toute cette dynamique.
Le bénévolat est une belle aventure lorsqu'on trouve sa place : offrir du temps pour une cause, plus particulièrement la cause animale. Il y a encore tant à faire.
Mon rêve serait de travailler dans cet univers canin. Et bien sûr, celui qu'il n'y ait plus de souffrance animale.
