Je m'appelle Priscilla (Hom'animo), je suis comportementaliste et éducatrice canine, installée en Moselle, près de Metz. Ça fait maintenant onze ans que j'exerce ce métier et clairement, je ne m'en lasse pas. Tout a commencé en 2015, avec ma formation chez Vox Animae, un centre que je recommande à mille pour cent. Je continue de me former parce que dans ce métier, on travaille avec du vivant, et se former régulièrement, remettre ses méthodes à jour, ce n'est pas optionnel. C'est la base.
Tout est parti d'une promesse que je m'étais faite étant petite. Mes parents n'avaient jamais voulu de chien à la maison. Jamais (c'est pas faute d'avoir insisté). 😂 Alors je m'étais dit : dès que j'aurai mon appartement, ce sera la première chose que je ferai. Avant les meubles. Avant tout. Et c'est exactement ce qui s'est passé. 😄
J'ai adopté Speedy à la SPA, une petite Labrador noire de sept ans, d'une douceur et d'une gentillesse… Elle n'avait pas de gros traumatismes, elle était à l'aise avec tout le monde, elle était juste incroyable. Et c'est elle qui a tout déclenché.
À cette époque, j'étais aussi bénévole à la SPA, je m'occupais beaucoup des animaux en refuge, et je cherchais ma voie. Le toilettage ? Contraindre les chiens pour les manipuler, très peu pour moi. L'élevage ? Faire reproduire des animaux dans des box, ça me faisait mal au cœur. Le club canin traditionnel ? J'y voyais des chiens avec des colliers étrangleurs, se faire tirer sur le cou, hors de question. Je ne suis pas de nature violente, et je ne pouvais pas imaginer travailler comme ça.
Et puis j'ai découvert le comportement canin. Les méthodes bienveillantes. Comprendre le chien, vraiment le comprendre. Et là, j'ai su. C'était ça. Aider les chiens, aider les humains, être là pour eux. Ce n'est pas juste un métier pour moi, c'est vraiment un objectif de vie.
Celle qui partage ma vie aujourd'hui, c'est Béluga. Une petite chienne roumaine de sept ans, adoptée il y a cinq ans via l'association Remember Me France. En fait, c'est en tombant sur sa petite annonce et ses gros yeux trop mignons de chien de dessin animé que j'ai rencontré l'association. On a eu quelques soucis de santé à son arrivée, mais aujourd'hui tout est stabilisé, et elle vient partout avec moi. Vacances, balades… Elle est juste géniale. Et je suis tellement contente de lui avoir offert cette vie. 💜
Hom'animo, concrètement, c'est quoi ?
C'est un accompagnement bienveillant, en présentiel si vous êtes en Moselle, en ligne si vous êtes plus loin. Et je crois vraiment au travail en ligne, surtout pour les chiens roumains. Parce que parfois, le contact humain est source de stress pour eux, et travailler à distance permet de progresser bien plus vite, bien plus sereinement. C'est bluffant, vraiment.
Ce que mes élèves me disent souvent, et ça me touche vraiment, c'est que je suis là. Vraiment là. Je réponds vite, je suis disponible, je ne juge pas. Être présente, à l'écoute, bienveillante autant avec le chien qu'avec l'humain : c'est au cœur de tout ce que je fais. Parce que ce n'est pas le tout d'être bienveillant avec le chien : l'humain en face a lui aussi besoin d'être écouté, soutenu, sans jamais se sentir jugé.
Comment j'ai croisé la route de Remember Me France ?
Grâce à Béluga, évidemment. 😄 En adoptant via l'association, j'ai rencontré Vanessa, la présidente, que j'ai ensuite invitée sur mon podcast Les Chroniques Fantastiques du chiot pour parler des chiens roumains. Et naturellement, l'envie de m'impliquer davantage s'est imposée.
Offrir mon temps, mes compétences, de façon bénévole, pour ces chiens, c'est une évidence. Un animal en souffrance, si je peux l'aider, je veux l'aider. Peu importe l'association, peu importe le chien. Voilà, c'est comme ça que je fonctionne.
Les visios pré-adoption : comment ça se passe ?
Alors ces visios durent entre une heure et demie et deux heures. Tout dépend si je parle beaucoup ou pas, et j'ai tendance à parler beaucoup, je préviens ! Mais quand on parle de chiens, difficile de s'arrêter, vous comprendrez…
On y aborde vraiment beaucoup de sujets : comment bien accueillir son chien, le matériel indispensable, l'alimentation, le comportement canin, comment lire le langage de son chien, parce qu'apprendre à « parler chien », c'est vraiment quelque chose d'essentiel et de souvent sous-estimé. On parle aussi des méthodes d'éducation, de la propreté, des destructions, de la solitude… Les grandes lignes pour vraiment démarrer du bon pied.
Je dis bien les grandes lignes, parce que si je rentrais dans tous les détails, la visio pourrait durer une éternité ! Le but, c'est de donner les fondations solides, les bons réflexes, pour que l'arrivée du chien se passe le mieux possible.
Et ces visios sont ouvertes à tout le monde, même à ceux qui ont déjà eu des chiens, même à ceux qui pensent s'y connaître. Le comportement canin évolue constamment. Ce qu'on conseillait il y a deux ans, parfois on ne le dit plus aujourd'hui. Donc même avec de l'expérience, ça peut toujours être utile de se remettre à jour et de mettre toutes les chances de son côté. Bien sûr, ces conseils restent généraux et ne remplacent pas un accompagnement personnalisé, mais ils posent les bases.
Les grandes appréhensions des futurs adoptants
Honnêtement ? Je n'ai pas trop de questions récurrentes qui reviennent pendant les visios. Je ne sais pas si c'est parce que je parle tellement que je réponds aux questions avant même qu'on ait le temps de me les poser… Mais ce que j'observe, c'est que les adoptants arrivent généralement dans un bel état d'esprit : à l'écoute, ouverts, prêts à accueillir ce qui viendra, sans trop se projeter. Et ça, c'est vraiment une belle disposition.
La grande peur, si elle existe, c'est surtout celle-ci : que le chien ne soit pas heureux chez eux. Parce que ces personnes adoptent avant tout pour sauver un chien et lui offrir une belle vie. Et cette peur-là, je la comprends. Mais à partir du moment où on se fait accompagner, où on met les bonnes choses en place, dans la grande majorité des cas, tout se passe bien.
Le chien roumain : ce qu'il faut vraiment garder en tête
Un chien rapatrié arrive souvent avec un vécu chargé, des expériences plus ou moins bonnes derrière lui, qui peuvent compliquer un peu l'arrivée à la maison. Il a besoin de temps, de douceur, d'espace pour observer son nouvel environnement et prendre ses marques.
Mais attention, et c'est important : laisser du temps ne veut pas dire ne rien faire et attendre que ça passe. Parce que ça ne passe pas forcément tout seul. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnes qui tombent dans ce piège : « je lui laisse le temps, ça va venir, c'est normal il est stressé. » Non. On peut vraiment aider son chien si on met les bonnes choses en place, et ça vaut vraiment le coup de commencer à travailler dès l'arrivée.
Quand je dis « travailler », je ne parle pas de lui apprendre à s'asseoir dès le premier jour. Je parle de travailler la relation. Et construire une vraie relation avec son chien, c'est bien plus subtil qu'on ne le pense. Ce n'est pas juste lui donner des friandises et lui faire des caresses en disant « ne t'inquiète pas, je ne vais pas te faire de mal. » Le chien, il s'en fout de nos mots : c'est nos actions qui vont lui parler. Donc l'objectif, c'est de renforcer cette relation de façon positive et bienveillante, pour qu'il comprenne qu'il est avec la bonne personne et qu'il puisse s'épanouir.
Les premiers jours : bons réflexes et erreurs à éviter
Le meilleur réflexe, sans hésitation : se faire accompagner. Pas forcément par moi, par n'importe quel professionnel qui travaille sans coercition, sans douleur, sans peur. Et si on vous parle de hiérarchie et de dominance… vous pouvez fuir, clairement. 😄
L'erreur la plus fréquente, c'est d'aller trop vite. Vouloir que le chien s'adapte vite, en faire trop dès le début, avoir trop d'attentes, se projeter avant même que le chien soit arrivé. On ne sait pas comment ça va se passer, et c'est totalement ok. L'important, c'est d'être prêt à s'adapter à lui, pas l'inverse.
Un dernier mot pour ceux qui hésitent encore
Si vous hésitez à adopter un chien de l'étranger par peur de ne pas savoir faire : vraiment, n'ayez pas peur. Même si c'est votre premier chien. À partir du moment où vous vous faites accompagner, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour que ça se passe bien. Il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.
Et faites confiance à l'association. Si on vous oriente vers tel chien plutôt qu'un autre, ou qu'on vous dit que tel chien ne correspond pas à votre situation, c'est qu'il y a de vraies raisons derrière, pour votre bien, et pour celui du chien. Le travail que font les équipes de Remember Me France, les bénévoles, Émilie sur place en Roumanie… c'est colossal. On ne se rend pas compte de l'ampleur de ce que c'est, mais c'est juste incroyable. Ces chiens ont vraiment de la chance qu'il y ait des gens comme ça qui donnent de leur temps pour eux.
C'est un vrai honneur d'être à leurs côtés. Et je suis tellement contente d'avoir rejoint cette aventure. 💜
Je suis joignable par Instagram, SMS ou WhatsApp : n'hésitez jamais à m'envoyer un message, je ne mords pas ! Et si vous avez envie qu'on fasse le point ensemble sur votre situation, je serai ravie de vous aider. 🙏
