FAQ

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Les chiens de Roumanie et l’association Remember Me

Les chiens errants sont omniprésents en Roumanie. Rien qu'à Bucarest, la capitale, on estime qu'ils sont 60 000 à divaguer dans les rues (source : 30 Millions d'Amis). Ce phénomène est dû au régime de Ceausescu : dans les années 80, il interdit la possession de canidés aux familles vivant en appartement, les obligeant à se séparer de leur animal.

Depuis, ces chiens se sont reproduits, multipliés, et sont désormais considérés comme les "bêtes noires" de la plupart des riverains. Pourchassés et communément battus par la population locale, de nombreux dégâts et blessures ont été recensés, ce qui a attisé la haine à leur égard. (source : One Voice).

Mais plutôt que de résoudre le problème à sa source, en mettant en place des campagnes de stérilisation, les autorités roumaines ont préféré opter pour la "solution" expéditive et inefficace de l'euthanasie. Officiellement, elle est pratiquée au bout de 14 jours sur les individus attrapés n'ayant pas été réclamés. Mais en réalité, la majorité des chiens sont exécutés juste après, voire au moment de leur capture (laquelle est extrêmement brutale et violence, ce qui explique l’aversion des canidés pour les colliers et les bâtons par la suite…)

Il faut dire que c'est plus rentable pour les fourrières... Pourquoi s'encombreraient-elles d'animaux à nourrir, quand elles peuvent empocher la prime de capture dès le départ ? Pourquoi payeraient-elles des injections létales coûteuses, quand des méthodes moins onéreuses existent pour faire disparaître les indésirables...?

Même la plupart des chiens adoptés en Roumanie n'ont pas de bonnes conditions de vie... Nombre d'entre eux sont à la chaîne ou enfermés dans des chenils sales, sans bénéficier d'aucun soin vétérinaire ou d'attention. L'association Remember Me France (et de nombreuses autres associations françaises et européennes) se bat au quotidien pour sauver, soigner et stériliser les chiens roumains, afin que leur situation évolue sur le long terme dans le pays.

Adopter un chien roumain, c'est donner une seconde chance à un animal qui n'est pas né sous une bonne étoile. C'est lui prouver que l'Homme n'est pas que violence et mépris, en lui offrant l'amour et la sécurité dont il a toujours rêvé. C'est le voir progressivement baisser sa garde pour devenir un compagnon extraordinaire, qui vous rendra tout votre investissement au centuple.
L'association Remember Me France (et de nombreuses autres petites associations en France et en Europe) se battent pour sauver les chiens roumains. Notre association est unique parce qu'on a notre propre refuge privé à Pascani, qui est officiellement reconnu et agréé par l’état roumain. Très peu de refuges sont légalisés dans toute la Roumanie. Notre refuge accueille en permanence environ 350 chiens et chiots errants ou amenés par les dogcatchers et nous essayons de sauver un maximum de chiens des fourrières de Roman et de Golesti. Nos chiens vivent dans de bonnes conditions, ils sont nourris et abreuvés quotidiennement, et soignés. À ce jour, nous avons rapatriés plus de 3000 animaux et nous avons stérilisées 500 femelles chaque année depuis 2015.
Nous sommes une association à but non lucratif et notre équipe est entièrement composée de bénévoles. Tout l'argent que nous recevons est utilisé uniquement pour sauver, défendre et protéger les animaux, par tous les moyens. Nous dépendons des contributions de nos membres, des parrainages, des dons, du soutien de nos partenaires et des frais d'adoptions. À peu près 55% de nos ressources viennent des adoptions, la partie restante des différents types de dons (parrainages, dons, etc.).
Par exemple, ci-après le détail des dépenses de mai 2021:

Frais de personnel (y compris pour les rapatriements) : 4135 €
Achats d'anti parasitaire : 1156 €
Frais d'entretien du refuge : 1027 €
Frais vétérinaire des chiens en famille d'accueil en France : 1211 €
Frais vétérinaire en Roumanie : 2422 €
Frais de pension clinique à Bucarest : 375 €
ICAD* : 720 €
Achats de croquettes pour le refuge : 500 €
Frais contrôle DSV (Services vétérinaires roumains) : 209 €
Leasing camionette : 480 €
Frais de rapatriement : gasoil, autoroute, etc. 3727 €
PTT : 18 €
TOTAL : 15980 €

* Fichier National d’Identification des Carnivore Domestiques en France
Vous pouvez aider nos petits protégés en effectuant un don monétaire ou matériel ; voici une liste de ce dont nous avons besoin :

  • matériel médical et vétérinaire : boîtes en inox, compresses, champs stériles, gants, désinfectant, antiparasitaires, vermifuges, autres médicaments pour animaux…
  • cages et caisses de transport de tous types, niches
  • coussins, paniers, panières en plastique
  • gamelles, notamment en inox et pour chiots de type “roue”
  • alèses
  • harnais, colliers, laisses
  • nourriture : croquettes et pâtées pour chiens, chiots ou chats
  • produit désinfectant professionnel de type saniterpe

Vous pouvez nous amener ce que vous souhaitez donner à nos différents points de collecte situés à Livry Gargan, Orbey et Robion, ou aux points de rapatriements lorsque le camion est de passage. N'hésitez pas à nous contactez pour nous prévenir en amont, et mille merci !
Gamelle en inox de type “roue”

Le rapatriement

Nous vous demandons d'arriver au camion avec le matériel suivant :

- un harnais adapté au chien (dans la mesure du possible)
- un collier muni d'une médaille, avec votre numéro de téléphone gravé dessus
- deux laisses
- une caisse de transport
Il est essentiel que votre chien soit paré d'un harnais et d'un collier ; en effet, si l'un d'eux ne convient pas à l’animal et qu'il parvient à le retirer, vous aurez une solution de secours. D'où l'importance d'attacher une laisse au harnais, et une autre au collier. Nous demandons à ce que le collier soit doté d'une médaille, et que votre numéro de téléphone soit gravé dessus ; en cas de fugue, cela vous permettra de retrouver votre chien plus facilement. Nous avons un partenariat avec le Coin des Animaux pour cela : à chaque médaille achetée chez eux, 1 euro est reversé à notre association.

Le harnais choisi ne doit pas être un Julius, Animalin ou assimilé : ces modèles ne sont pas sécurisés, un canidé peut facilement s'en défaire en cas de panique. Les laisses à enrouleur sont également proscrites, toujours par sûreté.

Enfin, la caisse de transport est obligatoire puisqu'elle garantit un voyage sans danger pour tous. Que le chien soit timide, craintif ou amical, n'oubliez pas que vous ne le connaissez pas, et lui non plus. Personne ne peut prévoir sa réaction à votre contact ou dans votre voiture ; nous vous demandons donc de le garder dans sa caisse de transport jusqu'à chez vous, durant toute la durée de votre trajet. Lorsqu'un chien est particulièrement apeuré ou tétanisé, nous le transférons directement de sa cage dans le camion à votre caisse de transport. Les caisses en tissu ne sont pas acceptées, puisqu’elles peuvent être facilement déchirées par un chien affolé.
Le harnais doit être sécurisé, il est donc interdit de venir avec un harnais type Julius, Animalin ou assimilé. Ces harnais à sangle horizontale (aussi appelés harnais norvégien) ne sont pas adaptés pour un chien potentiellement apeuré car les chiens peuvent s’en échapper facilement. Vérifiez le type de fermeture, il faut qu’elle soit solide, évitez les scratch/ velcro par exemple. Les formes en « X » et en « Y » sont conseillées par les ostéopathes animaliers car elles ont l’avantage de répartir le poids lié à la traction sur l’ensemble du thorax, à l’inverse des harnais à sangle horizontale qui induisent une compression de la trachée et un blocage des épaules.
Utilisés au quotidien, ces derniers peuvent provoquer des troubles locomoteurs des antérieurs, des douleurs musculaires voire de l’arthrose précoce. (Sources : Loreline Thooris sur toutoupourlechien.com et Charlotte Bouchoux)  
Chaque chien possède un tempérament qui lui est propre, mais tous les canidés rapatriés sont épuisés et stressés le jour de leur arrivée. Après avoir voyagé pendant plusieurs jours, ils se retrouvent en terrain inconnu, sans aucun repère. Surpris par l'agitation, apeurés par tous ces gens qui les regardent, ils sont susceptibles de réagir de façon étonnante et imprévisible.

Nous vous demandons donc de laisser de l'espace aux vétérinaires et aux membres de l'équipe Remember Me, qui sortent les animaux du camion, prodiguent des conseils à chaque adoptant, etc.

Nous ne fournissons aucun harnais, collier, laisse ou caisse de transport sur place ; vous devez venir équipés d'accessoires adaptés à votre nouveau compagnon. Certains sont obligatoires, la liste complète figure juste au-dessus.
Dans le contexte sanitaire exceptionnel lié à la pandémie, nous vous prions d’éviter tout attroupement et de bien vouloir respecter la distanciation d’un mètre. Les chiens seront sortis un par un du camion, merci de patienter et de rester calme. Veuillez également apporter avec vous vos masque de protection et gel hydro-alcoolique. L’ensemble de l’équipe reste vigilante quant au respect des gestes barrière pour limiter au maximum les risques.
Nous vous demandons de venir au rapatriement avec une caisse de transport en plastique ou en métal, et non en tissu (plus fragile et facile à déchirer par un chien paniqué). La caisse de transport vous permettra d’assurer sa sécurité dès la sortie du camion, puis de voyager sans encombre.

Durant votre trajet, rien n’est plus sûr qu’une caisse de transport, pour la sécurité de l’animal comme la vôtre. En effet, il sera protégé et donc rassuré si vous freinez brusquement. De plus, un chien apeuré qui tente de s’échapper pourrait perturber le conducteur voire provoquer un accident.

Une fois à la maison, laissez-le tranquille, ne le forcez pas, même s’il reste prostré dans sa caisse : laissez-le vous observer. La patience et la douceur sont les clés d’une adaptation réussie.

Vous ne devez en aucun cas lâcher votre chien sans laisse pendant les premiers jours qui suivent son arrivée chez vous, même dans votre jardin. Les roumains peuvent se révéler surprenants quand il s’agit de trouver une faille dans le grillage ou sauter 2 mètres de haut. N’oubliez pas qu’un temps d’adaptation plus ou moins long, qui peut aller de plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, est nécessaire avant de pouvoir affirmer que vous connaissez votre chien. Le chien a aussi besoin d’apprendre à vous connaître pour s’attacher à vous et revenir naturellement vers vous.

Une fois votre chien en confiance, vous pourrez remplacer la laisse par une longe, sorte de longue laisse que vous pouvez tenir ou laisser traîner à terre. Laissez lui toujours une médaille avec vos coordonnées ; vous pouvez également l’équiper d’un petit boîtier GPS (type Weenect ou Tractive).

Nous déplorons encore beaucoup trop de fugues, à l’issue parfois dramatique, c’est pourquoi nous insistons tant sur ces points. Même si votre chien se sent vite à l’aise avec vous, même si vous le sentez rassuré, ne brûlez pas les étapes ! Un chien peut vite paniquer, surtout dans la rue où certains ont connu des expériences traumatisantes.

L’arrivée du chien

Souvenez-vous : votre nouveau compagnon sort tout juste d'un long voyage extrêmement angoissant et épuisant, qui aura duré plusieurs jours. Sa vie a totalement basculé en vous rejoignant, et c'est un changement qui peut être plus ou moins brutal en fonction du tempérament et du vécu de votre animal.

Rappelez-vous qu'il ne sait pas où il est, ni qui vous êtes, et qu'il a perdu tous ses repères. Jusqu'à présent, il n'a connu que l'errance, la faim, la violence, et ne sait probablement pas ce qu'est une caresse...

Avant toute chose, laissez-le récupérer. Placez-le directement dans la pièce où vous aurez installé son panier, sa cage de transport, ses gamelles, etc. Veillez à ce que vos enfants ou autres animaux de compagnie ne l'importunent pas durant les premiers jours : votre chien sera épuisé, sûrement sur la défensive.
Organisez une rencontre entre le nouveau venu et vos autres animaux lorsqu'il sera reposé, sur un terrain neutre et clos ; votre dernier arrivé devra être tenu en laisse/longe.

Certains chiens se sentent chez eux instantanément, d'autres passeront les premières semaines à vous observer, tapis dans un coin. Ne forcez surtout pas le contact, laissez-le évoluer à son rythme.

Votre chien ne connaît pas le principe de la marche en laisse ; il faudra vous armer de patience et de douceur pour lui faire comprendre que ce n'est pas une contrainte. Privilégiez le harnais pour deux raisons : il est beaucoup plus sécuritaire (les chiens roumains sont plein de ressources, ils n'ont aucun mal à se défaire de leur collier s'ils se sentent en danger !) et moins violent pour votre compagnon. Ne promenez pas votre animal en dehors du domicile tant qu'il n'accepte pas le harnais.

Durant les premiers mois, ne laissez pas vos animaux ensemble sans surveillance ; attendez qu'ils se soient correctement habitués les uns aux autres pour tenter une cohabitation en continu. Si vous avez un jardin, gardez toujours un oeil sur lui pendant ses sorties, et vérifiez régulièrement que les clôtures ne comportent aucune brèche ou trou.

Enfin, munissez-vous d'une longe lors des premiers mois pendant vos balades. Tant que le rappel et le suivi naturel ne sont pas acquis, ne lâchez jamais votre chien. C'est d'autant plus important lorsqu'on adopte un chien roumain, qui ne connaît pas nos codes sociétaux et que n'importe quelle situation peut effrayer... Achetez-lui une médaille avec vos coordonnées gravées dessus, afin qu'en cas de fugue on puisse vous contacter rapidement.
Les premières nuits peuvent être source d'angoisse pour votre chien, d'autant plus s'il s'agit d'un chiot. Lui qui dormait jusqu'à présent avec ses compagnons de box, sa mère ou ses frères et soeurs, le voilà seul dans une maison inconnue, avec pour seule compagnie un silence assourdissant. Il est important de faire preuve de compassion, surtout les premiers temps, afin que votre chien comprenne rapidement que la séparation nocturne est synonyme de repos et d'apaisement.

Vous pouvez choisir de dormir dans la même pièce que lui durant quelques jours ; en cas de pleurs ou de panique, vous n'aurez qu'à lui parler doucement ou à lui prodiguer quelques caresses pour le calmer. Au début, vous aurez du mal à comprendre l'origine de ses gémissements : a-t-il envie de faire ses besoins ? Est-il stressé par son nouvel environnement ? A-t-il besoin de sentir votre proximité ? N'oubliez pas qu'il lui faudra au moins plusieurs semaines pour prendre ses marques dans son nouvel habitat. Quand il sera plus en confiance, vous pourrez alors le laisser dormir dans la pièce que vous souhaitez, qu'il s'agisse de votre chambre ou non.

L’éducation

Que vous soyez en appartement ou que vous disposiez d'une maison avec un grand jardin, vous devez sortir votre chien au moins une fois par jour. D'une part, parce qu'aucun terrain ne remplace la stimulation sociale et sensorielle d'une balade en forêt, en ville ou dans un parc ; d'autre part, les sorties sont essentielles pour familiariser votre chien à son nouvel environnement et aux nouveaux codes sociétaux qu'il doit apprendre. Ce n'est pas en le gardant cloîtré chez vous que vous pourrez le désensibiliser et l'habituer aux voitures, aux marchés, aux gens, aux autres chiens... À la vie, tout simplement !

L'avantage d'avoir un jardin est que vous n'avez qu'une grosse balade par jour à faire ; lorsqu'on habite en appartement, il faut en plus compter les "pauses pipi", dont le nombre varie d'un chien à l'autre et de sa capacité à se retenir. En général, il faut en compter deux à trois (matin, midi et soir) par jour.
Dès l'arrivée de votre chien, prenez l'habitude de le laisser seul dans une pièce, mine de rien, pendant quelques secondes voire quelques minutes. Par exemple, gardez-le dans votre bureau le temps d'aller chercher un verre d'eau dans la cuisine, fermez la porte de la salle de bain lorsque vous prenez une douche... Cela habituera votre animal à ne pas vous suivre dans chacun de vos déplacements au sein de votre domicile, ce qui est déjà un premier pas vers la solitude.

Par la suite, prenez l'habitude de sortir de chez vous sans votre chien plusieurs fois par jour pendant 30 secondes, puis 1 minute, 3 minutes, 10 minutes, 20 minutes... En banalisant vos absences, vous les intégrerez à son quotidien beaucoup plus rapidement. Ne rentrez pas tant que votre chien aboie ou gémit ; attendez quelques secondes de silence (ou une légère interruption entre deux aboiements pour les plus bavards) avant de le rejoindre, afin qu'il n'associe pas votre retour à ses vocalises. Ne brûlez pas les étapes : si votre chien peine à rester seul plus de 5 minutes, cantonnez-vous à ce palier jusqu'à ce qu'il soit parfaitement acquis.

Pour les chiens particulièrement angoissés par la solitude, achetez-lui des jouets d'occupation ou des os/cornes/oreilles à ronger. Non seulement ça le stimulera, mais en plus son attention sera focalisée sur autre chose que votre absence. Évitez les grandes effusions lors de vos départs et retours, pour que votre compagnon ne monte pas en excitation. Quittez votre domicile sereinement, et regagnez-le tout aussi calmement.

Si, en revenant chez vous, vous constatez qu'il a détruit quelque chose ou fait des dégâts, ne le sermonnez pas et contenez votre agacement : en effet, votre chien n'a aucun moyen d'associer votre colère à un acte commis il y a plusieurs minutes/heures... Vous le rendriez plus anxieux encore lors de vos absences, puisqu'il verrait votre retour comme source d'animosité à son égard.

Enfin, gardez en tête qu'en fonction des individus, la gestion de la solitude peut être longue à acquérir. Le chien est un animal sociable ; rester seul sans aucune occupation pendant plusieurs heures n'est pas quelque chose d'agréable ou de naturel pour lui. Mais avec du temps et du travail, il est tout à fait possible d'y arriver !
Lorsqu'un chiot n'est pas séparé trop tôt de sa mère, il bénéficie de l'éducation qu'elle lui a prodigué en la matière ; à savoir ne pas faire ses besoins à l'endroit où il dort. À vous de lui faire comprendre que l'ensemble de la maison n'est pas un lieu approprié pour ce genre de choses !
Un chien adulte peut quant à lui avoir perdu la notion de propreté au sein du refuge, puisqu'il n'a pas la possibilité de faire ses besoins en dehors de son enclos...

Pour que votre nouveau compagnon comprenne rapidement le principe de la propreté, sortez-le peu après les repas (dans ce cas de figure, prenez-le en laisse courte afin d'éviter les risques de torsion à l'estomac), en vous levant et avant d'aller vous coucher pour l'emmener faire ses besoins. Lorsque votre chien se soulage où vous le souhaitez, félicitez-le chaleureusement.

Si, en rentrant à votre domicile, vous constatez que votre compagnon n'a pas réussi à se retenir, ne le grondez pas. En effet, il n'a aucun moyen de relier votre courroux à des évènements survenus plusieurs minutes/heures plus tôt... Quand vous surprenez votre chien en train de faire ses besoins chez vous, adressez-lui un "Non" ferme avant de l'emmener à l'endroit où il devrait faire ses excréments. S'il termine son affaire dans le lieu adéquat, félicitez-le.

Au fil du temps, instaurez des "pauses pipi" à heures fixes afin que votre compagnon prenne l'habitude de se retenir jusqu'aux différents créneaux instaurés. Vous apprendrez également à reconnaître les signes d'envie présente chez votre animal, qui sont propres à chacun : gémissements, grattage de porte...
Un chien n'est pas un jouet, c'est un être vivant à part entière qui doit être respecté en tant que tel. Votre enfant, comme chaque personne au sein du foyer, doit respecter les temps de sommeil et de tranquillité de votre compagnon, et ne pas l'importuner durant ses repas. Si votre chien n'a pas envie de jouer ou d'interagir avec votre enfant, ne le forcez pas et attendez qu'il vienne de son propre chef.

Au départ, il faudra prendre certaines précautions ; par exemple, veillez à ce que votre enfant ne joue pas bruyamment ou brutalement à côté de l'animal afin de ne pas effrayer ce dernier. En revanche, n'hésitez pas à intégrer votre enfant aux promenades du chien.

On le répètera encore et toujours, mais il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien. Bien que parfaitement intégré à la famille, un animal peut réagir de façon imprévisible face à une attitude tout aussi inattendue d'un enfant.